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samedi 21 mars 2015

L'écologie n'a rien à voir avec la gauche socialiste

Merci à Ségolène Royal de nous avoir rappelé cette évidence, avec la non décision sur la circulation alternée à Paris, alors qu'Anne Hidalgo, maire de la capitale, la demandait. 



Quand une ministre de l'écologie préfère les intérêts électoraux immédiats de la banlieue qui vote dimanche (et qui pourrait expulser les socialistes de Seine Saint Denis et d'Essonne), aux intérêts de long terme des parisiens qui ne votent pas dimanche, où va t-on ? 





Lire aussi : le Parisien Libéral 
Pollution à Paris ? Panique au gouvernement !


jeudi 19 mars 2015

Anne Hidalgo pollue l'action du gouvernement


Anne Hidalgo pollue l'action du gouvernement par Lopinionfr


Les faits - Le tacle du jour, c’est quand Ségolène Royal répond très fermement à la demande d’Anne Hidalgo de mettre en place la circulation alternée demain à Paris pour lutter contre la pollution. Alors, certes, Paris vit un pic de pollution très important mais les exigences d’Anne Hidalgo sont soit irréfléchies et c’est dans le meilleur des cas, soit dans le pire des cas cette fois, elle veut tendre un piège au gouvernement. Car à quatre jours du premier tour des élections départementales, ce dispositif mettrait en colère les milliers de banlieusards qui viennent chaque jour travailler dans la capitale. Impensable pour un PS menacé par une gifle électorale historique.




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lundi 13 octobre 2014

Ecotaxe : quand Marie-Segolene Royal se moque de nous

Vraiment, les sujets sur lesquels on peut critiquer les socialistes ne manquent pas. Mais le traitement du dossier écotaxe montre à quel point ils se moquent du monde. 

L'écotaxe, c'est quoi ? 

C'est d'abord une taxe comportementale, avec tout ce que cela induit d’ambiguïté. En effet, l'écotaxe a pour principe de base de taxer une activité polluante, le transport routier (diésélisé), ce qui devrait avoir pour effet de réinternaliser une partie des coûts environnementaux (l'usure des route et l'émission de CO2). Le produit de la taxe, lui, est censé financer le développement d'alternatives à la route, telles que le fret ferroviaire ou les trams. 

Que penser de ce principe ? Ça se discute. D'un coté, on peut se dire que, fondamentalement, donner un prix à la nature est une excellente chose. En effet, si on pense que chacun, quoi qu'il fasse, doit payer lui même tous les coûts liés à son activité, afin d'éviter les phénomènes de passager clandestin, alors l'idée d'une écotaxe est une excellente chose. D'ailleurs, la branche libertarienne de l'écologie ne dit pas autre chose que le fait qu'il faille que les pollueurs soient des payeurs, et que la nature devrait avoir des propriétaires clairement identifiés. 
Mais d'un autre coté, l'entretien des routes ou le financement des hôpitaux est, en France, déjà plus que payé par les impôts. De plus, la circulation automobile est déjà lourdement taxée, que ce soit par la TVA ou par la TIPP, sans parler des péages autoroutiers. On peut donc légitimement se dire que les usagers de la route sont déjà, globalement, des contributeurs nets au budget de l'Etat. Alors que la SNCF peine à payer ses péages ferroviaires, les automobilistes, eux, paient notamment une TIPP qui fait plus que payer les routes.

Le principe du pollueur payeur existe déjà en France :il consiste en la lourde addition payée par les automobilistes. 

Ceci étant dit, l'écotaxe telle qu'elle a été mise en place en France, par une majorité de "droite" et du centre (Borloo) et avec l'appui unanime de l'opposition socialiste, en 2006, répond aussi à d'autres objectifs : elle vise aussi à faire payer ces gros méchants camions qui traversent le pays avec leurs tomates espagnoles envoyées à Rotterdam, et qui ne dépensent pas un euro en France, les petits malins. En imaginant que ces camions décident de prendre autre chose que les autoroutes à péage, alors ils contribueront grâce à l'écotaxe. En effet, dans la réalité, parfois des alternatives routières existent, comme certaines nationales (RCEA, Bretagne, Landes etc). 

Du coup, sachant que l'écotaxe répond à un objectif à la fois environnementaliste et budgétaire et qu'elle a été adoptée à une quasi unanimité, fallait-il que la gauche critique son déploiement, par le biais du dispositif Ecomouv ?

On peut reprocher beaucoup de chose à Nathalie Kosciusko Morizet ou à Dominique Bussereau, mais force est de constater que les deux anciens ministres Sarkozystes ont completement assumé le contrat Ecomouv et qu'ils ont répondu clairement à la commission d'enquête parlementaire dont la mise en place visait à répondre à la question suivante : est-il normal qu'Ecomouv prélève 20% des sommes qu'elles collectera ? La réponse, si on compare avec ce qui se passe chez nos voisins où des dispositifs comparables existent (Allemagne, Rep; Tchèque) est acceptable : la France, du fait de ses autoroutes payantes, ne va déployer Ecomouv que sur un perimètre restreint, les fameuses grandes nationales, ce qui fait que les énormes couts fixes d'Ecomouv seront répartis sur un kilométrage non optimal. De plus, la commission d'enquête parlementaire a clairement montré que l'administration n'aurait pas été techniquement capable de concevoir et déployer l'infrastructure mise en oeuvre par Thales et la SNCF, partenaires dans Ecomouv, à savoir des portiques de controle et des boitiers émetteurs embarqués. 

Dans ce contexte, est-il acceptable que Marie-Ségolène Royal remette en cause l'ecotaxe, surtout sans nous expliquer quelles économies elle compte faire, et en promettant d'aller taxer d'autres, en l'occurence des sociétés d'autoroute ?

Les baisses d'impots, c'est bien, tout le monde achète, y compris les suppressions de nouvelles taxes. Mais la démagogie politicienne ? 

vendredi 20 juin 2014

Transition énergétique ou transition collectiviste ? Communiqué du Parti Libéral Démocrate

Si certains espéraient un virage même timidement libéral du présent gouvernement, la loi de transition énergétique devrait les ramener à la triste réalité. Même Léonid Brejnev n'aurait pas osé annoncer des objectifs de consommation énergétique à l'horizon 2050 ou comment notre électricité serait produite en 2030.
Ségolène Royal prévoit de ramener la part du nucléaire dans notre production électrique à 50% en 2025 contre 80% actuellement au profit des énergies dites "renouvelables". Il n'existe pourtant dans ce domaine aucune alternative viable ni en production, ni même en recherche développement. Son plan compte financer cette "transition" par la poursuite des politiques de rachat à vil prix du courant produit par ces filières, que chaque foyer paiera au prix toujours plus fort sur ses factures. Les annonces de Ségolène Royal ne livrent bien sûr aucune évaluation, aucune étude d'impact de ce que ce changement implique en termes économiques.
Mais il n'est pas besoin d'aller bien loin pour mesurer le désastre qui nous attend : l'Allemagne a pris les mêmes décisions il y a 5 ans. Aujourd'hui, cette politique de transition énergétique est très contestée, tant ses résultats sont désastreux. Les augmentations des prix de l'énergie ont plongé plus d'un million de ménages dans la pauvreté énergétique. Les remises accordées à l'industrie pour ne pas la pénaliser sont en passe d'être considérées comme des aides illégales par 
Bruxelles, jetant une ombre sur le futur de l'économie allemande malgré ses succès actuels.
Nous n'avons pas la chance de nos voisins: les mesures gouvernementales seront introduites au sein d'une économie déjà moribonde. Notre gouvernement ne doit pas essayer de jouer à l'apprenti sorcier et forcer l'évolution du marché de l'énergie dans 15 ou 35 ans. Il doit laisser faire les forces vives de la société civile, lesquelles assureront une "transition énergétique spontanée" lorsqu'elles apporteront sur le marché de nouvelles technologies permettant de produire plus, plus proprement et à plus faible coût. C'est ainsi que toutes les transitions précédentes, de l'âge de pierre à l'âge de l'Internet, se sont produites, pour le plus grand bien de l'humanité.