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vendredi 12 février 2016

Referendum Notre Dame des Landes : tous les français doivent s'exprimer !

Il est vraiment malin, le président Hollande. Ca, on ne peut pas le nier.

On savait que Notre Dame des Landes était une des illustrations des contradictions de ce gouvernement (1). 

Alors, en nommant Emmanuelle Cosse (ex EELV, anti NDDL) et Jean-Marc Ayrault (le socialiste nantais pro NDDL) dans le même gouvernement, Hollande, qui agit manifestement en vertu en considération d'ordre politiciennes et internes aux équilibre de la gauche, porte la rouerie à un niveau élevé. 

Mieux, pour tenter de désamorcer cette bombe, Hollande propose un referendum "local".



C'est bien d'écouter le peuple, même si les 700 000 signataires de la pétition de la Manif pour Tous qui demandaient un referendum sont sans doute dubitatifs sur la capacité d'écoute de Hollande. 

Mais cette proposition de referendum, ce n'est pas assez !

En effet, depuis le début, le gouvernement nous explique que Notre Dame des Landes :




  • est nécessaire pour des raisons économiques, pour le Grand Ouest (2)  (pas juste le village de Notre Dame des Landes, mais bien le Grand Ouest tout entier)
  • concerne le développement de Nantes et de son agglomération, et plus globalement celui de l'ouest de la France et des deux régions les plus directement concernées: les Pays de la Loire et la Bretagne"  (pas juste le village de Notre Dame des Landes, mais bien deux régions toutes entieres)
  • se fera car "Notre pays est un Etat de droit"  (3) (pas juste le village de Notre Dame des Landes, mais bien notre pays tout entier)


  • Ajoutons, puisqu'il s'agit d'un projet de type PPP s'élèvant officiellement à 556 millions d'euros hors taxes dont 43,3 % sont directement subventionnés par l'État et les collectivités locales, que le contribuable est concerné. 

    Or, le contribuable, qui est-il ? 
    Le retraité de l'Education Nationale qui vit sur la Cote Atlantique (4) ? Non. Nul n'ignore, depuis la publication des travaux de Laurent Davezies, le fait qu'en matière de contributions, certaines régions paient pour les autres. 
    Et en l'occurence, l'Ile de France paie pour les autres, y compris pour que Nantes bénéficie d'une LGV pour ses TGV. Les franciliens, qui représentent 18% de la population française, paient 43% de l’impôt sur les revenu des personnes physiques du pays. En Ile de France, 83% des foyers sont imposables. En Pays de Loire, c'est seulement 53%.

    Ne serait-il donc pas normal que les contribuables franciliens aient leur mot à dire sur Notre Dame des Landes, alors qu'ils pourraient légitimement demander pourquoi leur argent ne sert pas à rénover l'infrastructure ferroviaire francilienne qui est en ruine (5), d'après la Cour des Comptes ? 


    Résumons-nous. 

    • Notre Dame des Landes est un projet à la rentabilité économique douteuse
    • Notre Dame des Landes est un désastre écologique
    • Notre Dame des Landes est l'illustration du capitalisme de connivence qui lèse le contribuable
    • Notre Dame des Landes est un projet dont la portée va bien au delà du village de Notre Dame des Landes. 


    Alors, non, un référendum ne peut pas être que local, et oui, une consultation doit être nationale !


    Et outre le périmètre, la question posée sera également à examiner, comme le note avec humour ce tweet.







    (1) Ecologie Libérale Notre Dame des Landes sera le Vietnam de ce gouvernement 27 novembre 2012

    lundi 14 décembre 2015

    Régionales 2015 : l'échec stratégique d'EELV

    Dans la soirée électorale d'hier, un chiffre est peut-être passé inaperçu : c'est la débâcle subie par Europe Ecologie les Verts. 


    Au delà des particularismes du scrutin des régionales, qui mélangent proportionnelles (un peu) et majoritaire (beaucoup), qu'est ce que EELV devrait tirer comme conclusions ? 

    Première question : est-ce que l'actuel positionnement d'EELV, éloigné de son cœur (fédéralisme européen, environnementalisme, régionalisme) et plus sociétal, est le bon ? 

    Ce positionnement est-il compatible avec les idéaux du Parti Socialiste, un parti dirigiste, jacobin, ultra étatiste et anti libéral (cf l'état d'urgence, par exemple) ? 

    En admettant que EELV soit bien de gauche et bien à gauche, comment peuvent-ils être les alliés tactiques d'un parti qui s'oppose à eux sur un certain nombre de dossiers, comme le nucléaire (1), les lignes TGV subventionnées (2), Sivens, Notre Dame des Landes (3), Roland Garros (4) ou Aéroville

    Sauf erreur, on a pas entendu EELV parler charte des langues régionales. Ce point n'est-il plus à leur programme ?

    cette alliance a t-elle un sens ? 
    Au vu de ces éléments, la défaite d'EELV est méritée, et leur fera du bien. Les écolos d'EELV ont besoin de se poser et de réfléchir un peu. 











    dimanche 13 septembre 2015

    « Les divergences entre écologistes et communistes ne sont pas insurmontables », vraiment ?

    "Et si communistes et écologistes travaillaient ensemble ? Et si le fossé qui les sépare n’était pas infranchissable ? C’est l’idée lancée par Caroline de Haas, militante féministe. Elle prône l’alliance de la gauche pour sortir du marasme actuel" et donne pour cela une interview à Reporterre.

    Problème : l'idée que les divergences entre écologistes et communistes ne sont pas insurmontables n'a aucun sens.

    Prenez les statuts d'EELV : le parti écolo y rappelle ses valeurs, et elles se fondent sur

    • "La défense de la biodiversité et du vivant, instaurant un rapport respectueux et non violent entre l’être humain et la nature"
    • "Le refus du nucléaire"
    • "L’engagement dans la construction d’une Europe fédérale, sociale, écologique et démocratique."
    On constate notamment que les écolos sont pour la "promotion de la diversité linguistiques et la défense des cultures régionales, et ce depuis des années (2)



    Est-ce que le régionalisme consubstantiel à l'idéologie écolo est compatible avec le communisme ?

    Rien que de regarder le volet "écologie" du Parti Communiste Français est un gag. Y figure en bonne place "Non au dépeçage d'AREVA" et "besoins d'investissements pour la prolongation de vie des centrales nucléaires" ou "fleurons de notre indépendance énergétique".

    Le programme du PCF-FDG en matière d'écologie ?

    • Créer un pôle 100% public de l'énergie comprenant EDF, GDF, Areva et Total et engager un débat public national sur la politique énergétique en France.
    • Mettre en place une taxe kilométrique pour réduire les transports de marchandises évitables et développer les transports publics de qualité.
    • Lutter contre la marchandisation des ressources naturelles, par exemple par la création d'un service public national de l'eau.


    Sans même rentrer dans le débat sur les 100 millions de morts du communisme, on voit qu'il y a peu de projets qu'EELV et le PCF pourraient partager, en 2015. La charte des langues régionales ? Mélenchon la qualifie de  "nouvelle agression contre l'unité et l'indivisibilité de la République".
    Fessenheim ? Le PCF fait circuler une pétition contre cette fermeture promise par Hollande. L'ecotaxe ? Sa suspension était la seule décision possible pour le PCF.

    L'écologie n'est pas de gauche et la gauche ne peut pas être écologique.
    Combien d'exemples concrets faudra t-il montrer pour prouver cette évidence ?






    (1) Reporterre « Les divergences entre écologistes et communistes ne sont pas insurmontables » 12 septembre 2015
    (2) Alerte Environnement Les origines étranges du régionalisme écologiste 8 avril 2009





    Voir aussi 


    Marxisme, communisme et gestion des ressources naturelles
    Chute du Mur de Berlin - 9 Novembre 1989
    L'écologie n'est pas de gauche : exemple de la consommation de viande
    Les ecolos ne peuvent pas être socialistes, exemple : le péage urbain

    vendredi 11 septembre 2015

    @Denis_Baupin (@EELV) : le nucléaire est un boulet financier

    jeudi 27 août 2015

    François de Rugy : écologie ou gauchisme, il faut choisir"


    samedi 4 avril 2015

    Marxisme, communisme et gestion des ressources naturelles

    Comme en témoignent le dessèchement de la mer d’Aral ou encore la catastrophe de Tchernobyl, la nature a également fait les frais du communisme.

    Par Thomas Harbor.





    Aujourd’hui, sur les dix endroits les plus pollués de la planète, cinq seraient situés en Russie ou en Asie centrale. Le public occidental a été informé des données extrêmement alarmantes sur l’état de l’environnement en URSS grâce à des auteurs comme Keith Bush en 1972 ou encore Boris Komarov4 en 1981. Plus récemment, s’est faite ressentir l’absence de littérature conséquente concernant l’histoire environnementale de l’URSS, et la littérature a voulu explorer les raisons de la tragédie environnementale qu’a été l’URSS. 

    Comme en témoignent le dessèchement de la mer d’Aral ou encore la catastrophe de Tchernobyl, la nature a également fait les frais de la démarche constructiviste d’ordonnancement du réel propre au communisme. On peut mieux en comprendre les causes en étudiant les fondamentaux de l’attitude des dirigeants de l’URSS dans la gestion des ressources naturelles à travers les prolongements qui ont été faits entre marxisme et communisme d’un côté et environnementalisme de l’autre. 

    La tragédie des biens communs Les écrits de Marx et Engels ont nourri la doctrine soviétique en matière environnementale et l’effacement de la notion de propriété privée est au centre de la problématique environnementale.


    samedi 21 mars 2015

    L'écologie n'a rien à voir avec la gauche socialiste

    Merci à Ségolène Royal de nous avoir rappelé cette évidence, avec la non décision sur la circulation alternée à Paris, alors qu'Anne Hidalgo, maire de la capitale, la demandait. 



    Quand une ministre de l'écologie préfère les intérêts électoraux immédiats de la banlieue qui vote dimanche (et qui pourrait expulser les socialistes de Seine Saint Denis et d'Essonne), aux intérêts de long terme des parisiens qui ne votent pas dimanche, où va t-on ? 





    Lire aussi : le Parisien Libéral 
    Pollution à Paris ? Panique au gouvernement !


    jeudi 19 mars 2015

    Anne Hidalgo pollue l'action du gouvernement


    Anne Hidalgo pollue l'action du gouvernement par Lopinionfr


    Les faits - Le tacle du jour, c’est quand Ségolène Royal répond très fermement à la demande d’Anne Hidalgo de mettre en place la circulation alternée demain à Paris pour lutter contre la pollution. Alors, certes, Paris vit un pic de pollution très important mais les exigences d’Anne Hidalgo sont soit irréfléchies et c’est dans le meilleur des cas, soit dans le pire des cas cette fois, elle veut tendre un piège au gouvernement. Car à quatre jours du premier tour des élections départementales, ce dispositif mettrait en colère les milliers de banlieusards qui viennent chaque jour travailler dans la capitale. Impensable pour un PS menacé par une gifle électorale historique.




    Source :

    vendredi 19 décembre 2014

    Climat : ce que vous avez manqué du Sommet de Lima

    Par Pierre-Guy Veer.
    greenpeace credits Linh Do (licence creative commons)
    Le sommet de Lima sur l’environnement s’est conclu récemment. Plusieurs dénoncent cet accord,trop dilué pour établir des cibles claires de réduction de CO2. Pas que ça ait de l’importance : malgré une hausse continue de ses émissions, les températures stagnent depuis 18 ans, les glaces polaires sont en pleine santé – l’Antarctique est même plus épais « que prévu » – et les tornades aux États-Unis sont toujours largement sous la moyenne.
    Toutefois, ce qui aurait dû retenir l’attention sont ces trois événements, qui révèlent la profonde misanthropie du sommet.
    Faites ce que je dis…
    Tout d’abord, on ne peut passer sous silence « l’empreinte écologique » du sommet. À l’heure des télécommunications qui nous permettent de communiquer presque instantanément d’un bout à l’autre de la planète, *certains* sentent encore le besoin de se déplacer en masse aux frais des contribuables.
    Non seulement ça, mais les conférenciers sont incapables de vivre à la hauteur des attentes qu’ils ont de la plèbe. La conférence s’est tenue sur une structure flambant neuve avec la superficie de 11 terrains de football (avec des composantes importées de France), où tous les services modernes ont dû être construits. De plus, parce que les panneaux solaires « ne sont pas fiables », l’électricité provenait exclusivement de génératrices au diesel. Dire qu’on veut « se débarrasser » des énergies fossiles d’ici 2050… Finalement, les conférenciers se sont tous déplacés dans des autobus fonctionnant aux énergies fossiles.

    vendredi 5 décembre 2014

    Quand la SNCF veut saccager le Sauternes !

    Le Point publie l'article suivant : "Quand la SNCF veut saccager le Sauternes !": 

    "Vouloir à tout prix - et c'est le cas de le dire - construire des lignes à grande vitesse (LGV) n'importe où en France est devenu une maladie qui non seulement coûte horriblement cher et n'est pas remboursée par la Sécurité sociale, mais, en plus, risque d'occasionner des dégâts irréversibles. C'est bien le problème posé par la LGV double Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, et son monstrueux aiguillage géant situé en plein coeur de l'écosystème qui permet aux grands vins de Sauternes d'être connus dans le monde entier.
    Ce projet, dont l'enquête d'utilité publique se termine actuellement, bénéficie d'un budget de 9,5 milliards d'euros pour une ouverture des lignes et de leur tronc commun prévue en 2024. Il est question de raser 4 800 hectares de terres agricoles et de forêts, mais également d'implanter un aiguillage géant dans la zone humide du Ciron, coupant cette rivière en trois endroits avec trois viaducs et massacrant près de trente de ses affluents. Or cette rivière et tous ces ruisseaux sont à l'origine de la "pourriture noble" des raisins de Sauternes et Barsac, grâce à laquelle les 170 vignerons de cette appellation peuvent élever et produire des vins liquoreux uniques au monde, dont le célébrissime Château d'Yquem.

    "Un joujou français"

    La Cour des comptes a dénoncé maintes fois, et encore mi-octobre dernier, les dérives du tout-TGV dont le modèle n'est plus tenable dans les années à venir, mais la SNCF et sa société soeur, Réseau ferré de France (RFF), poursuivent leur travail de sape."


    On a donc à la fois un projet non écologique et ruineux pour les contribuables, puisqu'on sait que le TGV se révèle progressivement être un gouffre financier. A suivre ...