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dimanche 31 mars 2013

Le grand retour du vert en ville

Qu'il s'agisse de produire localement de quoi nourrir une partie des habitants des centres urbains, d'isoler les toitures pour économiser l'énergie et favoriser la biodiversité ou d'agrémenter visuellement nos centres-villes, les projets ne manquent pas ! Petit tour d'horizon...





Sept hectares de toiture végétalisée à Paris d’ici 2020


Dans le cadre du plan biodiversité pour la capitale, sept hectares de toitures végétalisées dont quinze jardins en terrasse seront installées d’ici 2020 dans le but de renforcer la place de la nature dans l’espace urbain. Avec actuellement 3,7 hectares de toits végétalisés, Paris est l’une des premières métropoles européennes à se fixer un tel objectif. 


mercredi 27 février 2013

Les socialistes rattrapés par la réalité - Le Parisien Libéral






Tout est peut-être parti de cet incroyable mensonge sur la crise dont parlait Libertarien : nier la responsabilité des Etats dans la crise. Ca a permis à Hollande de mener cette campagne de déni. 

Pourtant, rappelle Humeurs de Vaches, En politique, la méthode Coué ne fonctionne pas


En effet, citons Opposition Républicaine : "c’est dorénavant acquis, le France ne sera pas en mesure de respecter ses engagements budgétaires européens pour 2013 sur les 3% de déficit public. Idem pour les prévisions de croissance ! Autre engagement présidentiel également dénoncé, la courbe du chômage ne sera pas inversée cette année ! Alors, notre Président, menteur ou amateur ?" 


Il faut dire que les socialistes ont depuis longtemps perdu leur crédibilité. 

Prenez une personne comme Delphine Batho, qui n'avait pas vu le retour des farines animales, comme le note Un Raleur de Plus. 
Prenez une banquière nommée Ségolène Royal, comme le mentionne Thierry Vimal. 
Prenez Vincent Peillon et ses 60 000 postes dont parle l'Hérétique. 

A chaque fois, ça va dans le même sens : celui d'incapables et d'illusionnistes, qui, faute de pouvoir et de vouloir agir sur le réel, commentent la mort de Stéphane Hessel (voir le blog de Corto 74), luttent contre les riches au cinéma (lire Jean-Paul Huchon en lutte contre les riches au cinéma sur le blog de h16 hashtable) ou grignotent nos libertés, ou encore, comme l'analyse Guy Sorman,s'occupent de qui peut se marier ou non, au lieu de laisser les individus s'organiser librement.

Du coup, comment s'étonner que, comme le note Toujours Plus Libre, Plus que jamais, les jeunes français pensent à l’étranger. A moins que la bonne solution ne soit celle que propose La Lime : la grève des impôts ? En attendant, on peut osciller entre l'espoir raisonné que Christian Saint-Etienne développait il y a quelques jours devant le Parti Libéral Démocrate (voir le blog de l'insolent Pouvons-nous sortir de cette désespérance ?) ou une vision plus pessimiste. Quand est ce que les français comprendront qu'il faut se débarrasser de cet étatisme qui les drogue et les étouffe, se demande Libertarien ? 

Parce que le pire, dans tout cela, est que les français, gavés d'antidépresseurs comme le note Nouvelles de France,voient bien que l'ultra étatisme ne les protègent pas.  Les français ne sont pas ce peuple libre et joyeux que la propagande socialiste essaye de nous vendre. 



Nous sommes déjà à 56.7% du PIB en dépense publique, rappelle Contrepoints. L'argent public ne fait pas le bonheur, assurément

jeudi 14 février 2013

Verts mais libéraux : des Suisses revisitent l’écologie

de Hugues Serraf Nicolas Hulot devrait s’installer à Genève : il échapperait simultanément à l’ISF et au sectarisme écologico-politique. En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/decryptage/nicolas-hulot-vert-liberal-eva-joly-primaire-ecolo-132570.html#sELFfXWQQe2U8bPk.99

jeudi 20 décembre 2012

NKM candidate à Paris en 2014 ? - exclu Atlantico

L'ancienne ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, commencerait à consulter en vue d'une candidature dans la capitale aux municipales de 2014. L'UMP n'ayant pas de candidat naturel à Paris, l'initiative de la députée de l'Essonne a des chances d'aboutir. 



samedi 24 novembre 2012

Gaz de schiste, transition énergétique, Notre-Dame-des-Landes : les boulets verts du gouvernement

Trop hésitant, parfois maladroit, insuffisamment ambitieux ou déraisonnable dans le cas du projet de futur aéroport de Nantes (Loire-Atlantique), le gouvernement ne cesse de décevoir EELV et les associations de protection de l'environnement.

La suite sur Atlantico, chez ZeGreenWeb

vendredi 11 mai 2012

Dictionnaire du libéralisme - Mathieu Laine

Dictionnaire du libéralisme Sous la direction de Mathieu Laine 


Au coeur de tous les débats, le libéralisme suscite polémiques et controverses. Souvent caricaturé, il s’avère largement méconnu. D’aucuns affirment qu’il domine le monde, alimente les crises et nous mène à la ruine. D’autres, qu’il n’a jamais été pleinement mis en oeuvre et qu’il est la meilleure alternative à l’interventionnisme croissant de l’État dans tous les domaines. 
Certains le perçoivent comme un vent mauvais, venu d’Angleterre et des États-Unis, qui s’accompagne de l’obsession de l’argent, du profit et de l’atomisation de la société. D’autres rappellent qu’il est né en France pour défendre les hommes et les femmes contre l’arbitraire du pouvoir politique et qu’il est un système moral fondé sur les valeurs suprêmes que sont la liberté et la responsabilité. 

Ce dictionnaire offre pour la première fois une vision complète du libéralisme et permet au lecteur de découvrir, derrière l’étiquette de « libéral », une variété d’écoles et d’approches. Occasion unique de mieux comprendre cette philosophie contestée, cet ouvrage traite, en près de 300 entrées, de sujets tels que l’action humaine, l’anarchie, le chômage, le conservatisme, la dette, l’entrepreneur, la grève, l’impôt, le libertinisme, le nationalisme, la paix, le principe de précaution, le racisme… 

On y croise également des auteurs aussi différents que Aron, Friedman, Hayek, Kant, Keynes, Nietzsche, Rothbard, Say, Smith ou Tocqueville. M. Laine écrit dans un entretien publié dans Atlantico le 12 avril 2012 : « J’ai rassemblé dans cet ouvrage les meilleurs spécialistes du sujet. 

En présentant, dans chaque entrée, ce que pensent les différentes écoles libérales (des socialistes libéraux aux anarcho-capitalistes en passant par les enfants de Aron, de Tocqueville, de Hayek ou de Rand), nous apportons au débat public une occasion de se réinventer et de découvrir que, sur toutes les grandes questions contemporaines, de la politique monétaire à l’éducation en passant par la guerre, la démocratie, le chômage, le maternage, l’ordre spontané ou le rôle de l’entrepreneur, les libéraux ont une multitude d’idées innovantes et pertinentes. Je crois pouvoir dire que nous avons réussi à faire un ouvrage qui n’a pas son pareil en langue française : c’est un concentré, référencé mais accessible, sur la pensée libérale dans sa totalité. » .



Mathieu Laine
Mathieu Laine a créé et anime le séminaire de Sciences Po « Introduction à la pensée libérale ». Il dirige le cabinet de conseil en stratégie Altermind. Il est également membre du comité de rédaction de la revue Commentaire et auteur de plusieurs essais, dont La Grande Nurserie et Post-politique. Spécialistes reconnus dans leurs domaines respectifs, les 65 auteurs du Dictionnaire du libéralisme sont économistes, juristes, philosophes, sociologues, psychiatres ou historiens.


samedi 23 avril 2011

Le capitaliste est écologiste par nature

En ce jour de la Terre, diffusons la pensée d'un auteur libéral sur le sujet.



mardi 19 avril 2011.

Dans le livre III du Capital, Karl Marx décrit pourquoi le capitaliste est « un fanatique de l’économie des moyens de production » et comment il cherche par tous les moyens à perfectionner ses méthodes de travail de manière à ce qu’elles consomment le moins possible de ressources rares et organise de lui-même le recyclage des déchets afin d’éviter les gaspillages. C’est ainsi, selon Marx, que le capitaliste satisfait « son besoin d’économiser les éléments de production » [1]. Économiser les ressources et recycler les déchets : je ne sais pas pour vous mais ça ressemble à de l’écologie pur sucre. Ce que Karl Marx himself nous explique c’est donc que la recherche du profit devrait pousser les industriels à se comporter de manière éco-responsable.

Évidemment, je ne devrai pas avoir trop de mal à illustrer l’idée selon laquelle les entreprises privées sont naturellement incitées à économiser les ressources – produire beaucoup avec peu ; c’est le b.a.-ba de la recherche de profits. Mais il est en revanche utile d’illustrer les conséquences que peut avoir cette obsession des économies. Prenez l’état des forêts par exemple : l’ennemi naturel (si j’ose dire) des forêts et de la biodiversité qu’elles abritent c’est bien évidemment l’agriculture. Eh bien imaginez-vous qu’en cinquante ans, les progrès technologiques motivés par la volonté d’économiser les terres agricoles – et donc de maximiser les profits – ont permis d’économiser cette ressource rare à hauteur de 68% : en 1960, pour produire 100 boisseaux de maïs, un agriculteur étasunien devait exploiter de 1.88 acres de terres agricoles contre 0.61 acres en 2010 [2]. Le résultat de ce « fanatisme de l’économie des moyens de production », c’est que les forêts étasuniennes ont progressé de 769 millions d’hectares rien qu’au cours des vingt dernières années (+0.3%) et que les forêts françaises sont aujourd’hui plus étendues qu’au début de la révolution industrielle (15.9 millions d’hectares contre 11 millions en 1950 et 9 millions au XIXème siècle). Notez au passage que l’excellent état de notre parc forestier n’est pas étranger au fait que les trois-quarts de nos forêts sont privées. Bien sûr, la déforestation existe, mais elle a essentiellement lieu en Amérique du Sud : au Brésil (qui a perdu 1.1% de sa surface forestière depuis 1990) mais aussi au Venezuela (-1.2%), en Bolivie (-1%) ou en Argentine (-1.8%) tandis qu’étrangement, les deux pays notoirement capitalistes de la région (le Chili et l’Uruguay) sont aussi les deux seuls à voir leurs forêts progresser [3]. On a donc bien recherche de profit, économie des ressources et –in fine – des forêts qui ne s’en portent que mieux. Un point pour Marx.

La valorisation des déchets : une idée capitaliste qu’on a recyclée

Marx a également vu juste sur le recyclage. Par exemple, l’explosion de la production de cuivre à l’échelle mondiale a laissé sur les bras des industriels des quantités astronomiques d’un sous-produit de l’exploitation minière – le molybdène – qui n’avait jusqu’alors pas beaucoup d’autres applications que celle curiosité de laboratoire. Devinez ce qu’il advint du molybdène : on lui trouva rapidement toute une série d’applications très pratiques – alliages avec l’acier, catalyseur… – de telle sorte qu’aujourd’hui les mines de cuivre arrondissent largement leurs fins de mois en revendant cet ex-déchet pour quelque chose de l’ordre de $37 le kilo. En se donnant la peine de détailler les processus des industriels, on découvre une multitude d’autres exemples analogues : les « cendres volantes », résidus de la combustion du charbon qui était autrefois rejeté dans l’atmosphère, ont depuis trouvé une application rentable dans la production de béton et les drêches de distillerie, elles, servent aujourd’hui à nourrir le bétail. Le recyclage a été inventé par des industriels à la recherche de débouchés pour leurs déchets bien avant que les premiers écologistes voient le jour. Ce qui nous fait donc un deuxième point pour Marx.

Rajoutez à cela les considérations écologiques des consommateurs qui, par le jeu de la concurrence entre marques, ont poussé les industriels à adapter non seulement leurs produits – les voitures américaines modernes consomment 60% de moins qu’en 1973 – mais aussi leurs processus de production et vous admettrez avec moi que l’ami Karl mérite un troisième point. En revanche, vous m’accorderez aussi que le procès instruit par les marxistes modernes et autres partisans de la décroissance planifiée qui n’ont de cesse d’expliquer que le capitalisme pille les ressources de la planète et déverse ses tombereaux de déchets industriels aux quatre coins du monde est pour le moins un peu hâtif.

D’autant plus qu’en matière de pailles et de poutres, les bougres s’y entendent : nos partisans de la planification écologique arriveraient presque à nous faire croire qu’une économie socialiste est par nature respectueuse de l’environnement et donc supérieure – de ce point de vue – à une économie de marché. On nous présente, par exemple, la catastrophe de Fukushima comme un produit typique du « capitalisme mondialisé » en oubliant non seulement que celle de Tchernobyl n’a pas exactement eu lieu dans une économie ultralibérale mais surtout que si la première est la conséquence d’un séisme d’une ampleur exceptionnelle, la seconde était le bien le fruit d’erreurs humaines, de défauts de conceptions et surtout d’une cascade de mauvais choix bureaucratiques pas tout à fait sans rapports avec le régime politique local.

On pourrait aussi aligner les exemples des succès écologiques des économies planifiées – c’est sans doute la recherche de toujours plus de profits qui a présidé à l’assèchement de la mer d’Aral – mais les chiffres de l’économiste Mikhail Bernstam cités par Cécile Philippe [4] devraient permettre de remettre quelques pendules à l’heure : « Il observe qu’en 1987 l’émission de polluants industriels et domestiques dans l’air était cinq fois plus élevée en URSS qu’aux États-Unis, malgré un PIB deux fois plus faible. Parallèlement, l’emploi des ressources polluantes s’intensifiait à l’Est et se réduisait à l’Ouest. Par exemple, de 1980 à 1986, l’auteur souligne que l’énergie nécessaire pour générer 1$ de PIB diminuait de 14% aux États-Unis et en France alors qu’elle augmentait de 14% en URSS, de 21% en Bulgarie et de 67% en ex-RDA. En 1986, les économies socialistes étaient, à production égale, deux à trois fois plus polluantes que les économies de marché. »
Évidemment, de là à dire que nous vivons dans un monde parfaitement respectueux de l’environnement, il y a un pas de géant que seul un imbécile franchirait. Mais les solutions – les vraies, les bonnes et les durables – sont à chercher dans le cadre d’une économie de marché et pas dans les délires totalitaires des nostalgiques staliniens et autres décroissants.


[1] Karl Marx, Le Capital, Livre III, chapitre V, section 1.
[2] Données de l’« United States Department of Agriculture » (USDA).
[3] FAO, « Situations des forêts du monde 2011 ».
[4] Cécile Philippe, docteur en économie, directrice de l’Institut économique Molinari et auteur de « C’est trop tard pour la terre »