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mercredi 3 juillet 2013

Affaire Batho : le positionnement de l'écologie en question

Hollande met fin aux fonctions de Delphine Batho, et, ce faisant, met fin à la parité dans le gouvernement Ayrault. Et comme Batho critiquait la baisse de 7% prévue pour le budget de l'écologie, 

Yves Cochet appelle les écologistes à quitter le gouvernement.

Maintenant, la question du positionnement politique d'EELV est à nouveau posée, et deux lignes s'opposent. D'un coté, les dirigistes, protectionnistes, de l'autre, des gens qui font confiance à l'intelligence collective et à l'innovation. 

Quelle ligne va gagner chez EELV ? Les libéraux d'EELV vont-ils rejoindre l'UDI ? 

mercredi 20 février 2013

Le Bloc Identitaire d'accord avec Yves Cochet

EELV est fier d'être à la pointe de la lutte contre l'extrème droite. 
Pourtant, les Identitaires peuvent partager et soutenir le point de vue de Verts, souvenez-vous : 

Mardi 28/10/2008

"Face à la crise de la spéculation libérale, Yves Cochet, député parisien des Verts, vient d'émettre une réponse étonnante. C'était le 14 octobre dernier à l'Assemblée nationale : "II faudrait mettre en place quelque chose d’entièrement nouveau, une société de sobriété dont je ne peux dessiner, de manière très sommaire, que quatre orientations principales. Premièrement : tendre à l’autosuffisance locale et régionale en matière énergétique et alimentaire, au nord comme au sud. Deuxièmement : aller vers une décentralisation géographique des pouvoirs – bref, vers une France fédérale dans une Europe fédérale. Troisièmement : s’efforcer de relocaliser les activités économiques. Quatrièmement : viser une planification concertée et l’instauration de quotas, notamment en matière énergétique et alimentaire." 
Les Identitaires ne peuvent que saluer ces paroles lucides et non-conformistes de l'élu écologiste qui sont tout à fait cohérentes avec notre vision du monde, enracinée et solidaire. Il suffirait de rajouter les flux migratoires comme objet de la planification concertée citée au quatrième point et M. Cochet trouverait aussitôt sa place dans nos rangs. "

Fabrice Robert et Guillaume Luyt
Bloc Identitaire


L'idéologie écolo pure et dure n'a rien de la joyeuse et festive image diffusée dans les médias, et il est toujours surprenant de constater, jour après jour, la présence de ministres écolos dans un gouvernement socialiste. 
Au mieux, les plus modérés des écolos, type Daniel Cohn Bendit ou Nicolas Hulot, sont des centristes, qui devraient être à l'UDI. 

lundi 3 décembre 2012

Jean-Luc Mélenchon et l'écologie : cherchez l'erreur !

Sacré Mélenchon ! Faute d'avoir pu percer sur le créneau de l'anti-lepénisme, le voila qui cherche à rebondir sur l'écologie kolkozienne, l'écosocialisme. Le fait que L'Agitateur de Bourges, Lipietz sur Mediapart, Rouges et Verts Le Monde ou  Laurent Samuel le Plus Nouvel Obs décortiquent avec plus ou moins de scepticisme la conversion de Mélenchon ne suffit pas. C'est bien à une dénonciation claire et nette de cette imposture qu'il convient de procéder. 

Jean-Luc Mélenchon pensait et pense toujours que le programme socialiste devrait être celui d’un « Etat organisateur du temps long » et comme Melenchon exprime le fait que "Chacun sent bien que la catastrophe écologique s’avance", alors  "la planification écologique réintroduira la logique de l’intérêt général. …". D'où le fait qu'il propose que nous proposions de redéfinir nos modèles de production, de consommation et d’échange en fonction de l’intérêt général de l’humanité.

A moins que Mélenchon pense pouvoir établir une dictature mondiale s'affranchissant de la notion de pays, son programme visant à atteindre l’intérêt général de l’humanité est inapplicable 
Pendant que les Européens se posent des questions légitimes sur la protection de l'environnement, après l'avoir ignoré pendant des siècles, les Asiatiques et les Africains, eux, brûleront autant de bois, de charbon et de pétrole que nécessaire et que possible afin d'atteindre notre niveau de développement. C'est parfaitement légitime. 

Mélenchon ajoute « La nécessaire réduction des consommations ne peut conduire à réduire le niveau de vie des classes populaires ». Ce faisant, il bute sur la contradiction entre le socialisme et l'écologie, cette dernière étant en réalité est une idéologie conservatrice et non pas progressiste (au sens gauchiste du terme). Pour faire de l'écologie, c'est à dire économiser les ressources rares telles que l'énergie, c'est bien sur la sur-consommation des classes moyennes et populaires de pays développés qu'il faut peser. Apparemment, Mélenchon n'a jamais lu Jancovici ou Cochet. Les riches surconsomment, certes, mais ils sont peu nombreux. Les faire disparaitre ne changera rien à l'état écologique du monde. 

A Paris, on voit bien, très concrètement  ce que écologie veut dire. Ce ne sont pas les riches qui habitent en banlieue et se servent de voitures trop vieilles pour aller travailler. Si Delanoé met en oeuvre son interdiction des véhicules particuliers et utilitaires de plus de 17 ans, des poids lourds de plus de 18 ans et es deux-roues motorisés de plus de 10 ans, ce sont bien les classes populaires qui seront touchées, pendant que les bobos auront toujours le choix entre la marche, les transports en commun denses du centre, l'Autolib ou le Velib. C'est ça l'écologie : Bertrand Delanoé et Christine Lagarde (*), même combat !

Jean-Luc Mélenchon veut ignorer que l'écosocialisme s'arrête aux portes des hypermarchés que les français fréquentent en masse ? Tant pis pour lui. la vérité, c'est que l'enjeu écologique, chacun va s'en saisir comme il peut, selon ses moyens, et le marché et son système de prix libres et flexible ajustera les préférences individuelles à la réalité. Pas besoin de dictateur si on peut avoir un commissaire priseur.



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jeudi 8 septembre 2011

Ariane Calvo quitte le Parti de Gauche pour Europe-Ecologie les Verts

Alors, comme ca, Ariane Calvo quitte le Parti de Gauche pour Europe-Ecologie les Verts ?

" En tant qu’écologiste convaincue, je suis certaine que le projet de changement doit passer par une lecture écologiste de notre société, de la crise qu’elle traverse, et des solutions à y apporter. (…) Le projet porté par EELV est ainsi une sorte de révolution concrète, guidée par une utopie essentielle. En s’attachant à rendre possible ce changement radical de société, il propose un vrai programme de rupture. En cherchant à réfléchir sur du long terme, il permet de prendre du recul sur notre situation, et oser proposer des solutions plus inventives et plus durables. »

Qui est Ariane Calvo ? C'est une élue parisienne, conseillère d'arrondissement, adjointe à la Mairie du
20e arr et membre de la commission "Petite enfance et égalité Femme/Homme". Elle était aussi jusqu'à peu, membre du bureau du Parti de Gauche (néo communiste), dont Jean-Luc Mélenchon, ancien socialiste passé par des fonctions de ministre, sénateur et député européen espère qu'il les mettra tous dehors. Qui ca ils ? Tous : les politiciens compromis dans les erreurs du passé (mais dont lui ne ferait pas partie).
L'article du Monde, sous titré "sortir de l'apologie de la violence,  montre qu'Ariane Calvo a découvert (sur le tard ?) la violence, justement, du vocabulaire utilisé par Mélenchon et autres personnalités d'extrème gauche (""une bonne gauche contre la droite", "qu'ils s'en aillent tous"... ).

Qu'est ce que les habitants du XXeme vont penser de tout cela ? Pour moitié, rien. Les jeux de chaise musicales politiciennes sont loin de leur quotidien. Pour une autre moitié, ils vont se poser la question suivante : quelle cohérence à gauche entre une soit disante convergence d'opinion entre l'écologie politique, la social démocratie et le néo communisme ?

Si on devait donner une image, le monde du travail selon les communistes, la priorité c'est le retour des usines sur le territoire national pour redonner du travail aux employés des industries manufacturières (avec tout ce que cela comporte de retour au Taylorisme et au Fordisme), pour les socialistes, l'idée c'est le processus de Barcelone (l'Europe de la connaissance) mâtiné d'étatisme (embauche de fonctionnaires), et pour les écolos ? Ca dépend, selon que l'on lise Yves Cochet ou le programme d'EELV.

Deuxième question : l'écologie dans le XXeme, ca donne quoi ? Le péage urbain ? La hausse des impots pour rembourser le tram ? Le maintien de la limitation de la hauteur des immeubles pour stabiliser les coefficients d'emprise ?