Capitalism gets a bad rap when it comes to environmental issues. And yet, when you look at the most polluted areas of the world, what’s the one thing they all have in common? Socialism!
#1. Where socialism thrives, the environment dies.
la suite : The Libertarian Republic
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mercredi 4 mars 2015
lundi 2 mars 2015
Les toits solaires américains, un eldorado pour Google
Les toits solaires américains, un eldorado pour Google http://t.co/Xwhzt88Cve
— BFM Business (@bfmbusiness) 2 Mars 2015
jeudi 4 décembre 2014
Écologie : Quand WWF prouve que le capitalisme est le meilleur système
Écologie : Quand WWF prouve que le capitalisme est le meilleur système http://t.co/WsfPi1cqYG
— Contrepoints (@Contrepoints) 4 Décembre 2014
mercredi 12 février 2014
mercredi 17 octobre 2012
L’élue Verte de Paris vendait aussi des godemichés bio. Et alors ?
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| sexecolo.com |
"Florence Lamblin, l'élue parisienne écologiste mise en examen, la semaine dernière, pour "blanchiment d’argent en bande organisée" et "association de malfaiteurs" après le démantèlement d'un réseau franco-suisse de blanchiment lié à un important trafic de drogue, est par ailleurs actionnaire d'une boutique en ligne de sex-toys "bio". L'adjointe au maire du 13e arrondissement, architecte et urbaniste de profession, possède 40 % des parts d'une société, Kobisha Sarl, immatriculée à son domicile, qui édite le site sexecolo.com."
Qui peut bien relayer une telle info ? Voici ? Detective ? Paris Poubelles ? Non. C'est un journaliste du Monde (lire le blog Big Browser BLANCHIMENT – L’élue Verte de Paris vendait aussi des godemichés bio qui cite Paris-Match et Le Canard enchaîné.
L’élue Verte de Paris vendait aussi des godemichés bio. Oui, Et alors ?
D'une part, voila une élue qui investit de l'argent dans une petite start up locale (et bio, si on comprend bien) au lieu d'acheter du Air Liquide et du Total comme Moscovici, de l'immobilier en SCI comme Hollande ou des montres comme Cahuzac.
D'autre part, on sent une petite pointe de machisme ironique dans ce L’élue Verte de Paris vendait aussi des godemichés bio, en plus d'une condamnation implicite. Non seulement c'est une marchande de drogue, peut-être consommatrice à l'occasion, mais en plus elle s'envoie en l'air. En 2012, une femme qui prend du plaisir semble donc suspect chez les Talibans au sein du Monde, un journal mainstream mais "progressiste". Effarant ...
En plus, le Bog Browser le Monde se trompe de cible. Le vrai souci de cette affaire, c'est le Delanopolis qui le mentionne dans le post Affaire Lamblin : le scandale dans le scandale ! "Florence Lamblin est l'heureuse employée du "Lieu du Design", machin subventionné à haute dose (660 000 euro annuels minimum) par la Région Île-de-France comme s'en vante Huchon : voir par exemple ICI ou LA. Cette danseuse joliment coûteuse est censée organiser de temps à autres des expositions et distribuer un peu d'argent à des PME voulant améliorer la ligne de leurs produits par la biais d'une "aide à l'innovation responsable". Le directeur dudit Lieu, un dénommé Laurent Dutheil, est également militant socialiste très actif, fonctionnaire territorial à la Région IDF et ancien directeur du cabinet d'Huchon : voir LA et LA ! Bref, on nage dans un marigot de copinages, d'emplois douteux, de gaspillages éhontés, le tout protégé par le manque de transparence et d'intérêt de la presse pour les dérives qui caractérisent aussi bien la Région Île-de-France que la mairie de Paris, laquelle n'est pas en reste pour ce qui concerne l'arrosage des petits amis,"
On pensait avoir affaire à une entrepreneur astucieuse, on se retrouve avec une spécialiste de l'usage d'argent public, loin des contraintes du marché. Dommage ...
Maintenant, la question est quand même de savoir quels socialistes Florence Lamblin pourrait entraîner dans sa chute, si elle devait tomber ...
lundi 30 juillet 2012
Hollande attentif au marché des céréales (...)
Un post du Parisien Libéral
Il n'y a pas à dire, ce gouvernement a le sens de l'a propos. Surtout, on se souvient queFlamby Mollande François Normal 1er Hollande critiquait son prédecesseur qui mettait sur le compte de la crise ses échecs. Or, rappelez vous ! Sarkozy et Fillon voulaient aussi un mécanisme de lutte contre les marchés (lire G20 : La France va jouer à Sim City ?, un post du 25 janvier 2011), déjà avec le G20.
Mais vous verrez.
On entendra des anathèmes contre la spéculation, on accusera certains de s'enrichir, on craindra (à juste titre) de nouveaux troubles dans les pays fortement importateurs de céréales Européennes ou Nord Américaines, comme l'Egypte, mais au final, il y aura des payeurs (nous tous) et des gagnants, à commencer par les céréaliers exportateurs de la Beauce et tous ceux qui touchent à la fois du cash des clients et l'argent de la PAC (Albert de Monaco, etc).
Le prix des. céréales ne fluctue pas à cause de quelques types qui jouent en bourse, il fluctue parce que la sécheresse a diminué les récoltes !
Chers lecteurs,
en particulier celles et ceux qui pensent que l'Etat peut se battre contre la réalité,
en particulier celles et ceux qui pensent que l'Etat peut se battre contre la réalité,
cet automne, les Kellogg's et autres reines du petit dej' vont peut-être vous couter un peu plus cher. Heureusement, Flamby Mollande rançois Normal 1er Hollande veille ! Il est attentif au marché des céréales, dixit le Figaro, et La flambée des prix des céréales l'inquiète, nous dit l'Humanité.
Que se passe t-il ? Il se trouve que depuis mi juin, les opérateurs de la chaine du maïs (paysans, industriels de l'agro alimentaire, intermédiaires) savent que les cours ne peuvent qu'augmenter, pour cause de rareté, du fait de la sécheresse dans le Middle West des Etats Unis.
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| 180 euros la tonne cet hiver, 260 maintenant |
Est-ce une surprise pour Flamby Mollande François Normal 1er Hollande ? Non.
- Il y a eu des reportages, et ce depuis des semaines et des semaines, sur BFM Business TV notamment, ou ailleurs.
- la blogosphère, comme Ecologie Libérale, mentionne le sujet depuis début juillet, et demande par exemple : dans ce contexte, on se demande bien ce que va faire le gouvernement Ayrault ... envoyer des Canadairs dans le MidWest ?
Bon, admettons que Flamby Mollande François Normal 1er Hollande découvre le problème. Que peut-il faire concrètement ? D'après les Echos, il a demandé à Stéphane Le Foll (ministre de l'agriculture) de saisir les instances auprès du G20 qui doivent prendre toute la dimension de la volatilité des prix des matières premières et notamment des céréales ». Autrement dit, il a demandé à des observateurs de bien constater que les prix montent effectivement.
Il n'y a pas à dire, ce gouvernement a le sens de l'a propos. Surtout, on se souvient que
Pourquoi cette précédente initiative n'a pas marché ? Tout simplement parce que ni Flamby Mollande François Normal 1er Hollande ni le G20 n'ont le pouvoir de faire tomber la pluie ! Le prix des matières premières fluctuera toujours, et les marchés de commodities permettent simplement de refléter la réalité de ce qui se passe. Quand à vouloir "surveiller le marché des céréales", que Flamby Mollande François Normal 1er Hollande se rassure : de nombreuses personnes sont payées pour cela, à commencer par la CFTC aux Etats Unis ou l'AMF chez nous.
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| moi aussi, j'adore la PAC ! Merci les gars ! |
On entendra des anathèmes contre la spéculation, on accusera certains de s'enrichir, on craindra (à juste titre) de nouveaux troubles dans les pays fortement importateurs de céréales Européennes ou Nord Américaines, comme l'Egypte, mais au final, il y aura des payeurs (nous tous) et des gagnants, à commencer par les céréaliers exportateurs de la Beauce et tous ceux qui touchent à la fois du cash des clients et l'argent de la PAC (Albert de Monaco, etc).
Le prix des. céréales ne fluctue pas à cause de quelques types qui jouent en bourse, il fluctue parce que la sécheresse a diminué les récoltes !
Questions, chers lecteurs :
- quand est ce qu'on demandera la fin des subventions de la PAC ?
- et si on disait, tous ensemble, à tous ces politiciens, de se taire quand ils parlent d'autre chose que de police, justice, armée et diplomatie ?
mercredi 18 juillet 2012
Un avenir ? A quel prix ...
Est ce que Cécile Duflot, qui apparait dans le reportage, aura le courage d'expliquer à ses collègues ministres socialistes que :
- les prolétaires et pauvres d'Occident, qui consomment des produits Made in China, devront réviser leur mode de vie ?
- l'Occident vit à crédit énergétique ?
- le socialisme est de fait incompatible avec l'écologie ?
A propos du reportage
mercredi 4 juillet 2012
L'écologie et le capitalisme
Par quelle mystification le Front de Gauche a réussi à faire croire à l'ensemble de la gauche que l'écologie devait être anticapitaliste ? Par quel raisonnement une étudiante bac + peut écrire " Hey De Rugy, pas d'écologie sans anéantissement du capitalisme ! " puis, en réponse à la remarque comme quoi après 40 ans de comparaison entre le capitalisme d'Allemagne de l'Ouest et le communisme d'Allemagne de l'Est, l'Allemagne de l'ouest était plus écolo (lire Chute du Mur de Berlin - 9 Novembre 1989, un post du 9 Novembre 2011), répondre
- ElOoO
@CitoyennEloOoo@ParisienLiberal Oui...Bien sûr, l'exploitation maximale des ressources, ça c'est écologique ! N'importe quoi... "
- Pour
@ParisienLiberal, le capitalisme est LA solution pour l'écologie...Audiard, tu avais raison ! -
@CitoyennEloOoo@ParisienLiberal Les Cons ça ose tout, mais vraiment tout.
tout en écrivant, parce qu'on ne craint pas la contradiction
#AN#Chassaigne "comment relancer la croissance en éteignant tous les moteurs de cette relance ?"Retweeté par ElOoO
Qu'est donc l'écologie pour le Front de Gauche ? Leur site web permet de comprendre. Ils écrivent "Le réchauffement climatique, la destruction de la biodiversité, l’épuisement
des ressources naturelles ne sont pas des catastrophes d’origine naturelle,
mais le résultat des logiques capitalistes. Tout est marché, tout est sujet
à la course au profit contre les droits fondamentaux de se nourrir, se loger,
s’éclairer ou se chauffer. Partout cette folie pousse à la guerre, la famine, la
compétition, à la catastrophe : conflits pour l’eau et le pétrole, marées noires,
algues vertes, multiplication des maladies... Ce n’est pas une fatalité ! "
Forcément, avec un constat pareil, qui peut défendre le capitalisme ?
Le Front de Gauche ignore juste que
Pauvre Front de Gauche. Ils ignorent que le gauchisme est une maladie d'adolescence d'un Occident qui aura de plus en plus de mal à comprendre que ce qui nous ramènera à la sobriété écologique, c'est le développement du reste du Monde. (lire A truly global middle class is emerging, un post du 7 Mars 2012.)
Forcément, avec un constat pareil, qui peut défendre le capitalisme ?
Le Front de Gauche ignore juste que
- le réchauffement climatique est un trend séculaire qui n'a rien à voir avec le système politique, lire Histoire - FLUCTUATIONS DU CLIMAT, un post du 28 Août 2011.
- la destruction de la biodiversité semble s'être passée aussi bien autour de la Mer d'Aral ou à Leuna en ex-RDA plutôt que sur le Lac Léman lire L'écologie n'est pas un sport de combat socialiste, un post du 24 Novembre 2011.
- les "droits fondamentaux" comme se nourrir, se loger, s’éclairer ou se chauffer n'existent en Occident, surtout, que parce que nous sommes militairement et techniquement assez fort pour aller chercher le pétrole la où il est.
- les conflits pour le pétrole ont été inaugurés à la fin des années 30, quand le pacte Germano Soviétique a été signé.
Pauvre Front de Gauche. Ils ignorent que le gauchisme est une maladie d'adolescence d'un Occident qui aura de plus en plus de mal à comprendre que ce qui nous ramènera à la sobriété écologique, c'est le développement du reste du Monde. (lire A truly global middle class is emerging, un post du 7 Mars 2012.)
dimanche 22 janvier 2012
lundi 1 août 2011
Bonne fête nationale à nos amis Helvetes
Un pays modèle, qui apporte tant de choses sur le plan de la démocratie locale et directe, sur le libéralisme économique aussi bien que sur celui de l'écologie. Le concept d'empreinte écologique, les référendums d'initiative populaire, Benjamin Constant, une poste qui fonctionne ou des trains à l'heure, c'est made in switzerland ! Nous autres français avont tant à apprendre de nos voisins.
Un bouquin pour s'informer : le Modèle Suisse , de François Garçon,
dimanche 31 juillet 2011
Notre modèle s'est trop bien exporté
Quel modèle ? Le modèle occidental. Une famille avec peu d'enfants, une voiture, de la viande sur la table, et une empreinte écologique en hausse.
Question : l'écologie se classe à "gauche" de l'échiquier politique français. Or, la gauche française est toujours prête à vendre à son électorat des lendemains qui chantent, avec de la redistribution et des promesses de consommation à gogo. Comment le PS et les écolos vont s'entendre sur ce coup la ? Mystère.
De toutes façons, pendant qu'on discute écologie, les autres régions du monde sont elles, prêtes à tout pour accéder à notre mode de vie. Et elles ont raison.
samedi 23 avril 2011
Le capitaliste est écologiste par nature
En ce jour de la Terre, diffusons la pensée d'un auteur libéral sur le sujet.
par Georges Kaplan
mardi 19 avril 2011.
Dans le livre III du Capital, Karl Marx décrit pourquoi le capitaliste est « un fanatique de l’économie des moyens de production » et comment il cherche par tous les moyens à perfectionner ses méthodes de travail de manière à ce qu’elles consomment le moins possible de ressources rares et organise de lui-même le recyclage des déchets afin d’éviter les gaspillages. C’est ainsi, selon Marx, que le capitaliste satisfait « son besoin d’économiser les éléments de production » [1]. Économiser les ressources et recycler les déchets : je ne sais pas pour vous mais ça ressemble à de l’écologie pur sucre. Ce que Karl Marx himself nous explique c’est donc que la recherche du profit devrait pousser les industriels à se comporter de manière éco-responsable.
Évidemment, je ne devrai pas avoir trop de mal à illustrer l’idée selon laquelle les entreprises privées sont naturellement incitées à économiser les ressources – produire beaucoup avec peu ; c’est le b.a.-ba de la recherche de profits. Mais il est en revanche utile d’illustrer les conséquences que peut avoir cette obsession des économies. Prenez l’état des forêts par exemple : l’ennemi naturel (si j’ose dire) des forêts et de la biodiversité qu’elles abritent c’est bien évidemment l’agriculture. Eh bien imaginez-vous qu’en cinquante ans, les progrès technologiques motivés par la volonté d’économiser les terres agricoles – et donc de maximiser les profits – ont permis d’économiser cette ressource rare à hauteur de 68% : en 1960, pour produire 100 boisseaux de maïs, un agriculteur étasunien devait exploiter de 1.88 acres de terres agricoles contre 0.61 acres en 2010 [2]. Le résultat de ce « fanatisme de l’économie des moyens de production », c’est que les forêts étasuniennes ont progressé de 769 millions d’hectares rien qu’au cours des vingt dernières années (+0.3%) et que les forêts françaises sont aujourd’hui plus étendues qu’au début de la révolution industrielle (15.9 millions d’hectares contre 11 millions en 1950 et 9 millions au XIXème siècle). Notez au passage que l’excellent état de notre parc forestier n’est pas étranger au fait que les trois-quarts de nos forêts sont privées. Bien sûr, la déforestation existe, mais elle a essentiellement lieu en Amérique du Sud : au Brésil (qui a perdu 1.1% de sa surface forestière depuis 1990) mais aussi au Venezuela (-1.2%), en Bolivie (-1%) ou en Argentine (-1.8%) tandis qu’étrangement, les deux pays notoirement capitalistes de la région (le Chili et l’Uruguay) sont aussi les deux seuls à voir leurs forêts progresser [3]. On a donc bien recherche de profit, économie des ressources et –in fine – des forêts qui ne s’en portent que mieux. Un point pour Marx.
La valorisation des déchets : une idée capitaliste qu’on a recyclée
Marx a également vu juste sur le recyclage. Par exemple, l’explosion de la production de cuivre à l’échelle mondiale a laissé sur les bras des industriels des quantités astronomiques d’un sous-produit de l’exploitation minière – le molybdène – qui n’avait jusqu’alors pas beaucoup d’autres applications que celle curiosité de laboratoire. Devinez ce qu’il advint du molybdène : on lui trouva rapidement toute une série d’applications très pratiques – alliages avec l’acier, catalyseur… – de telle sorte qu’aujourd’hui les mines de cuivre arrondissent largement leurs fins de mois en revendant cet ex-déchet pour quelque chose de l’ordre de $37 le kilo. En se donnant la peine de détailler les processus des industriels, on découvre une multitude d’autres exemples analogues : les « cendres volantes », résidus de la combustion du charbon qui était autrefois rejeté dans l’atmosphère, ont depuis trouvé une application rentable dans la production de béton et les drêches de distillerie, elles, servent aujourd’hui à nourrir le bétail. Le recyclage a été inventé par des industriels à la recherche de débouchés pour leurs déchets bien avant que les premiers écologistes voient le jour. Ce qui nous fait donc un deuxième point pour Marx.
Rajoutez à cela les considérations écologiques des consommateurs qui, par le jeu de la concurrence entre marques, ont poussé les industriels à adapter non seulement leurs produits – les voitures américaines modernes consomment 60% de moins qu’en 1973 – mais aussi leurs processus de production et vous admettrez avec moi que l’ami Karl mérite un troisième point. En revanche, vous m’accorderez aussi que le procès instruit par les marxistes modernes et autres partisans de la décroissance planifiée qui n’ont de cesse d’expliquer que le capitalisme pille les ressources de la planète et déverse ses tombereaux de déchets industriels aux quatre coins du monde est pour le moins un peu hâtif.
D’autant plus qu’en matière de pailles et de poutres, les bougres s’y entendent : nos partisans de la planification écologique arriveraient presque à nous faire croire qu’une économie socialiste est par nature respectueuse de l’environnement et donc supérieure – de ce point de vue – à une économie de marché. On nous présente, par exemple, la catastrophe de Fukushima comme un produit typique du « capitalisme mondialisé » en oubliant non seulement que celle de Tchernobyl n’a pas exactement eu lieu dans une économie ultralibérale mais surtout que si la première est la conséquence d’un séisme d’une ampleur exceptionnelle, la seconde était le bien le fruit d’erreurs humaines, de défauts de conceptions et surtout d’une cascade de mauvais choix bureaucratiques pas tout à fait sans rapports avec le régime politique local.
On pourrait aussi aligner les exemples des succès écologiques des économies planifiées – c’est sans doute la recherche de toujours plus de profits qui a présidé à l’assèchement de la mer d’Aral – mais les chiffres de l’économiste Mikhail Bernstam cités par Cécile Philippe [4] devraient permettre de remettre quelques pendules à l’heure : « Il observe qu’en 1987 l’émission de polluants industriels et domestiques dans l’air était cinq fois plus élevée en URSS qu’aux États-Unis, malgré un PIB deux fois plus faible. Parallèlement, l’emploi des ressources polluantes s’intensifiait à l’Est et se réduisait à l’Ouest. Par exemple, de 1980 à 1986, l’auteur souligne que l’énergie nécessaire pour générer 1$ de PIB diminuait de 14% aux États-Unis et en France alors qu’elle augmentait de 14% en URSS, de 21% en Bulgarie et de 67% en ex-RDA. En 1986, les économies socialistes étaient, à production égale, deux à trois fois plus polluantes que les économies de marché. »
Évidemment, de là à dire que nous vivons dans un monde parfaitement respectueux de l’environnement, il y a un pas de géant que seul un imbécile franchirait. Mais les solutions – les vraies, les bonnes et les durables – sont à chercher dans le cadre d’une économie de marché et pas dans les délires totalitaires des nostalgiques staliniens et autres décroissants.
[1] Karl Marx, Le Capital, Livre III, chapitre V, section 1.
[2] Données de l’« United States Department of Agriculture » (USDA).
[3] FAO, « Situations des forêts du monde 2011 ».
[4] Cécile Philippe, docteur en économie, directrice de l’Institut économique Molinari et auteur de « C’est trop tard pour la terre »
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