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dimanche 13 septembre 2015

« Les divergences entre écologistes et communistes ne sont pas insurmontables », vraiment ?

"Et si communistes et écologistes travaillaient ensemble ? Et si le fossé qui les sépare n’était pas infranchissable ? C’est l’idée lancée par Caroline de Haas, militante féministe. Elle prône l’alliance de la gauche pour sortir du marasme actuel" et donne pour cela une interview à Reporterre.

Problème : l'idée que les divergences entre écologistes et communistes ne sont pas insurmontables n'a aucun sens.

Prenez les statuts d'EELV : le parti écolo y rappelle ses valeurs, et elles se fondent sur

  • "La défense de la biodiversité et du vivant, instaurant un rapport respectueux et non violent entre l’être humain et la nature"
  • "Le refus du nucléaire"
  • "L’engagement dans la construction d’une Europe fédérale, sociale, écologique et démocratique."
On constate notamment que les écolos sont pour la "promotion de la diversité linguistiques et la défense des cultures régionales, et ce depuis des années (2)



Est-ce que le régionalisme consubstantiel à l'idéologie écolo est compatible avec le communisme ?

Rien que de regarder le volet "écologie" du Parti Communiste Français est un gag. Y figure en bonne place "Non au dépeçage d'AREVA" et "besoins d'investissements pour la prolongation de vie des centrales nucléaires" ou "fleurons de notre indépendance énergétique".

Le programme du PCF-FDG en matière d'écologie ?

  • Créer un pôle 100% public de l'énergie comprenant EDF, GDF, Areva et Total et engager un débat public national sur la politique énergétique en France.
  • Mettre en place une taxe kilométrique pour réduire les transports de marchandises évitables et développer les transports publics de qualité.
  • Lutter contre la marchandisation des ressources naturelles, par exemple par la création d'un service public national de l'eau.


Sans même rentrer dans le débat sur les 100 millions de morts du communisme, on voit qu'il y a peu de projets qu'EELV et le PCF pourraient partager, en 2015. La charte des langues régionales ? Mélenchon la qualifie de  "nouvelle agression contre l'unité et l'indivisibilité de la République".
Fessenheim ? Le PCF fait circuler une pétition contre cette fermeture promise par Hollande. L'ecotaxe ? Sa suspension était la seule décision possible pour le PCF.

L'écologie n'est pas de gauche et la gauche ne peut pas être écologique.
Combien d'exemples concrets faudra t-il montrer pour prouver cette évidence ?






(1) Reporterre « Les divergences entre écologistes et communistes ne sont pas insurmontables » 12 septembre 2015
(2) Alerte Environnement Les origines étranges du régionalisme écologiste 8 avril 2009





Voir aussi 


Marxisme, communisme et gestion des ressources naturelles
Chute du Mur de Berlin - 9 Novembre 1989
L'écologie n'est pas de gauche : exemple de la consommation de viande
Les ecolos ne peuvent pas être socialistes, exemple : le péage urbain

jeudi 27 août 2015

François de Rugy : écologie ou gauchisme, il faut choisir"


mardi 16 juillet 2013

L'écologie politique en France est représentée par des gens d'une grande pauvreté intellectuelle

Opinion : L'écologie politique en France est représentée par des gens d'une grande pauvreté intellectuelle

Un fait ?


 

 En France le président est certes totalement dénué de charisme mais en plus il s'est entouré de gens d'une très grande pauvreté intellectuelle en ce qui concerne l'écologie politique, écologie politique qui est la plus stupide et la plus archaïque qui soit.

Casting : Gilles Le Gendre, Léonidas Kalogeropoulos et Nicolas Doze


Ce qui est certain, c'est que l'aile gauche d'EELV, venue du socialisme et du communisme et non pas de l'écologie politique stricto sensu, ne fait pas assez confiance au progrès technique. De plus, cette démarche de gauchisation d'EELV est vaine puisque Mélenchon et ses troupes dépassent EELV par sa gauche. 

mercredi 3 juillet 2013

Affaire Batho : le positionnement de l'écologie en question

Hollande met fin aux fonctions de Delphine Batho, et, ce faisant, met fin à la parité dans le gouvernement Ayrault. Et comme Batho critiquait la baisse de 7% prévue pour le budget de l'écologie, 

Yves Cochet appelle les écologistes à quitter le gouvernement.

Maintenant, la question du positionnement politique d'EELV est à nouveau posée, et deux lignes s'opposent. D'un coté, les dirigistes, protectionnistes, de l'autre, des gens qui font confiance à l'intelligence collective et à l'innovation. 

Quelle ligne va gagner chez EELV ? Les libéraux d'EELV vont-ils rejoindre l'UDI ? 

lundi 11 février 2013

Le PS condamne la collusion UMP-FN. Et celle PS-Extrême gauche ?



Publié le 9/02/2013
Marie-Pierre de la Gontrie, Secrétaire nationale du Parti socialiste aux libertés publiques et à la justice condamne la "collusion UMP - FN". Quand le PS aura-t-il enfin le même comportement avec son extrême gauche, de la même façon que la gauche allemande ?
Par Alexis Vintray.
Une délégation représentant Harlem Désir, Premier secrétaire du Parti socialiste, et composée de Guillaume Bachelay, Secrétaire national à la Coordination, Christophe Borgel, Secrétaire national aux Elections, et Luc Carvounas, Secrétaire national aux Relations extérieures, se rendra vendredi 8 février à 18h00 au 36e congrès du PCF, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).
Le parti socialiste se rend donc en grande pompe au congrès d'un parti dont les idées, osons le rappeler, sont à l'origine d'une centaine de millions de morts de part le monde... et joue les vierges effarouchées.


lundi 3 décembre 2012

Jean-Luc Mélenchon et l'écologie : cherchez l'erreur !

Sacré Mélenchon ! Faute d'avoir pu percer sur le créneau de l'anti-lepénisme, le voila qui cherche à rebondir sur l'écologie kolkozienne, l'écosocialisme. Le fait que L'Agitateur de Bourges, Lipietz sur Mediapart, Rouges et Verts Le Monde ou  Laurent Samuel le Plus Nouvel Obs décortiquent avec plus ou moins de scepticisme la conversion de Mélenchon ne suffit pas. C'est bien à une dénonciation claire et nette de cette imposture qu'il convient de procéder. 

Jean-Luc Mélenchon pensait et pense toujours que le programme socialiste devrait être celui d’un « Etat organisateur du temps long » et comme Melenchon exprime le fait que "Chacun sent bien que la catastrophe écologique s’avance", alors  "la planification écologique réintroduira la logique de l’intérêt général. …". D'où le fait qu'il propose que nous proposions de redéfinir nos modèles de production, de consommation et d’échange en fonction de l’intérêt général de l’humanité.

A moins que Mélenchon pense pouvoir établir une dictature mondiale s'affranchissant de la notion de pays, son programme visant à atteindre l’intérêt général de l’humanité est inapplicable 
Pendant que les Européens se posent des questions légitimes sur la protection de l'environnement, après l'avoir ignoré pendant des siècles, les Asiatiques et les Africains, eux, brûleront autant de bois, de charbon et de pétrole que nécessaire et que possible afin d'atteindre notre niveau de développement. C'est parfaitement légitime. 

Mélenchon ajoute « La nécessaire réduction des consommations ne peut conduire à réduire le niveau de vie des classes populaires ». Ce faisant, il bute sur la contradiction entre le socialisme et l'écologie, cette dernière étant en réalité est une idéologie conservatrice et non pas progressiste (au sens gauchiste du terme). Pour faire de l'écologie, c'est à dire économiser les ressources rares telles que l'énergie, c'est bien sur la sur-consommation des classes moyennes et populaires de pays développés qu'il faut peser. Apparemment, Mélenchon n'a jamais lu Jancovici ou Cochet. Les riches surconsomment, certes, mais ils sont peu nombreux. Les faire disparaitre ne changera rien à l'état écologique du monde. 

A Paris, on voit bien, très concrètement  ce que écologie veut dire. Ce ne sont pas les riches qui habitent en banlieue et se servent de voitures trop vieilles pour aller travailler. Si Delanoé met en oeuvre son interdiction des véhicules particuliers et utilitaires de plus de 17 ans, des poids lourds de plus de 18 ans et es deux-roues motorisés de plus de 10 ans, ce sont bien les classes populaires qui seront touchées, pendant que les bobos auront toujours le choix entre la marche, les transports en commun denses du centre, l'Autolib ou le Velib. C'est ça l'écologie : Bertrand Delanoé et Christine Lagarde (*), même combat !

Jean-Luc Mélenchon veut ignorer que l'écosocialisme s'arrête aux portes des hypermarchés que les français fréquentent en masse ? Tant pis pour lui. la vérité, c'est que l'enjeu écologique, chacun va s'en saisir comme il peut, selon ses moyens, et le marché et son système de prix libres et flexible ajustera les préférences individuelles à la réalité. Pas besoin de dictateur si on peut avoir un commissaire priseur.



Posts sur le même sujet 




mercredi 4 juillet 2012

L'écologie et le capitalisme

Par quelle mystification le Front de Gauche a réussi à faire croire à l'ensemble de la gauche que l'écologie devait être anticapitaliste ? Par quel raisonnement une étudiante bac + peut écrire "  Hey De Rugy, pas d'écologie sans anéantissement du capitalisme !  " puis, en réponse à la remarque comme quoi après 40 ans de comparaison entre le capitalisme d'Allemagne de l'Ouest et le communisme d'Allemagne de l'Est, l'Allemagne de l'ouest était plus écolo (lire Chute du Mur de Berlin - 9 Novembre 1989, un post du 9 Novembre 2011), répondre 
tout en écrivant, parce qu'on ne craint pas la contradiction 
  •   "comment relancer la croissance en éteignant tous les moteurs de cette relance ?"

Qu'est donc l'écologie pour le Front de Gauche ? Leur site web permet de comprendre. Ils écrivent "Le réchauffement climatique, la destruction de la biodiversité, l’épuisement des ressources naturelles ne sont pas des catastrophes d’origine naturelle, mais le résultat des logiques capitalistes. Tout est marché, tout est sujet à la course au profit contre les droits fondamentaux de se nourrir, se loger, s’éclairer ou se chauffer. Partout cette folie pousse à la guerre, la famine, la compétition, à la catastrophe : conflits pour l’eau et le pétrole, marées noires, algues vertes, multiplication des maladies... Ce n’est pas une fatalité ! "

Forcément, avec un constat pareil, qui peut défendre le capitalisme ?

Le Front de Gauche ignore juste que

  • le réchauffement climatique est un trend séculaire qui n'a rien à voir avec le système politique, lire  Histoire - FLUCTUATIONS DU CLIMAT, un post du 28 Août 2011.
  • la destruction de la biodiversité semble s'être passée aussi bien autour de la Mer d'Aral ou à Leuna en ex-RDA plutôt que sur le Lac Léman lire  L'écologie n'est pas un sport de combat socialiste, un post du 24 Novembre 2011.
  • les "droits fondamentaux" comme se nourrir, se loger, s’éclairer ou se chauffer n'existent en Occident, surtout, que parce que nous sommes militairement et techniquement assez fort pour aller chercher le pétrole la où il est. 
  • les conflits pour le pétrole ont été inaugurés à la fin des années 30, quand le pacte Germano Soviétique a été signé.

Pauvre Front de Gauche. Ils ignorent que le gauchisme est une maladie d'adolescence d'un Occident qui aura de plus en plus de mal à comprendre que ce qui nous ramènera à la sobriété écologique, c'est le développement du reste du Monde. (lire A truly global middle class is emerging, un post du 7 Mars 2012.)


lundi 21 mai 2012

Prix de l'essence - les gauches en désaccord

Le blocage du prix de l’essence est un mécanisme, instauré par Lionel Jospin entre 2000 et 2002, permet de baisser le montant des taxes perçues par l’État quand les prix augmentent et de les augmenter dans le cas contraire. Réclamée par les associations de consommateurs (et par les communistes), cette mesure a l’inconvénient de priver l’État de recettes. Et elle est critiquée par les écologistes, qui y voient une façon de faire baisser artificiellement le prix de l’essence, plutôt que de réfléchir à des énergies alternatives.

source : la Croix


Une fois de plus, une politique écologiste n'a rien à voir avec les idées de la gauche socialiste.

lundi 23 avril 2012

Erreur de positionnement de l'écologie

Le premier tour est passé, et le score d'Eva Joly n'est pas à la hauteur de l'enjeu de la transition écologique. Pourquoi ? 

D'une part, la campagne d'Eva Joly a été mauvaise. La candidate EELV n'a pas mis en valeur sa légitimité dans le domaine de la justice, un thème régalien par excellence, pourtant, et a préféré jouer la carte de l'anti sarkozysme. 

D'autre part, alors que l'écologie politique peut être une formidable base de storytelling, rien n'a été dit à ce sujet. Où sont les promesses (vraies ou fausses) d'énergie décentralisée et moins chère, de souveraineté globale, de dépassement des frontières nationales ? 

Cette double absence a une cause : le positionnement à l’extrême gauche de l'écologie, alors qu'elle est centriste, voire de droite. Sur le plan sociologique, déjà, les ouvriers frappés par les restructurations de l'industrie ne peuvent que difficilement être séduits par la transition écologique. Ensuite, la gauche, ultra étatiste, ultra interventionniste, a un logiciel interne incompatible avec l'esprit de décentralisation qu'implique la sortie de l'age du carbone. 

Tant mieux pour les élus EELV qui bénéficieront des accords avec le PS, tant pis pour l'écologie. Heureusement, les citoyens, les ONG et les entreprises subsistent malgré la présence de cet Etat omniprésent et de la sphère publique étouffante.

mardi 10 avril 2012

M. Cohn-Bendit: "La vie, ce n'est pas aussi simple qu'un discours de Mélenchon"

Daniel Cohn-Bendit est député européen Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Il est interviewé par le Monde.
"Que pensez-vous de la "conversion" écologique de Jean-Luc Mélenchon?
Ce n'est pas à moi de juger du degré de réalité de cette "conversion". Il m'est arrivé de débattre avec lui, de l'avoir donc en face de moi, et j'ai moi aussi entendu ce discours, dont je prends acte. Ce n'est pas sa sincérité que je remets en question. 
Vous devriez vous réjouir de voir d'autres leaders politiques rejoindre votre combat...
Je ne déplore nullement l'arrivée de Jean-Luc Mélenchon sur le terrain de l'écologie. Il est bon d'échanger et de débattre. Simplement, son discours écologique mérite d'être décodé. 
la suite sur Le Monde 

lundi 9 avril 2012

L'écologie s'est trompée de parti !

La blogosphère commence à s'inquiéter de la disparition d'Eva Joly. Citons H16 : "De façon assez inattendue, la campagne présidentielle 2012 se sera caractérisée par deux éléments essentiels : le premier, c’est l’absence de débat de fond sur les questions économiques, pourtant cruciales. Et le second, c’est la disparition de l’agenda écologique, au fur et à mesure qu’Eva Joly aura été remplacé par un ectoplasme transparent." et les partis opportunistes (qui reconvertissent le communisme et le socialisme à base de chlorophylle).

Mais qui a bien pu souffler l'idée qu'il puisse y avoir un début de commencement de lien entre le socialisme et l'écologie ? Ah oui, la planification écologique, comme si nous n'avions pas déjà assez de comprendre les mécanismes de la nature. Le GIEC a beau tenter, il ne parvient toujours pas à montrer le lien entre activité humaine et réchauffement climatique. 
Cette désastreuse stratégie de course à gauche, les écolos d'EELV en payent le prix, après avoir pourtant avoir fait une brillante campagne en 2009 pour les Européennes, clairement axée sur le fédéralisme Européen (et non pas le nationalisme économique français), la justice (et non pas l'arrangement avec les affaires du PS, Guérini, DSK et autres, lire Elus socialistes connus des services de police sur le Parisien Libéral). A Paris, les écolos sont populaires quand ils dénoncent les arrangements des puissants avec la justice, pas quand ils s'arrangent avec eux (lire Accord Chirac-Delanoë : le déshonneur de la politique sur le blog de Jacques Boutault, EELV Paris).

Il n'y a pas de compatibilité possible entre l'écologie et le socialisme, ou alors il faudra que la gauche explique rapidement comment elle compte faire passer la future (ou même présente) hausse du prix de l'énergie ou le péage routier urbain auprès de ses électeurs modestes, qui, de toutes façons, seront toujours les premiers à payer. 

Il faudra aussi que la gauche explique que l'écologie est devenue une foire aux subventions qui profite aux entreprises que la même gauche veut taxer plus, en raison de la (juste) baisse des niches fiscales., alors que l'écologie n'a besoin ni de subventions, ni de planification, ni de directives mais juste de bon sens et de volonté individuelle (lire Pas besoin de lois pour faire de l'écologie, sur le blog Ecologie Libérale).

Le créneau de la gauche ultra étatiste et communiste en colère est déja pris : c'est Mélenchon et ses affidés qui l'occupe. Celui des libéraux libertaires à l'image de Cohn Bendit est inoccupé. Dommage qu'Eva Joly et ses conseillers ne s'en saisissent pas.

lundi 19 mars 2012

Pour une 6e République écologique ??

Jean-Luc Mélenchon a t-il réellement lu Dominique Bourg ? L'usage récurrent de l'expression "6e République écologique" pourrait le laisser penser.

Mais dans ce cas, comment l'alter ego de la fille à papa de Saint Cloud va t-il mettre en oeuvre la seule proposition numéro un, financer l'avenir sans creuser la dette ?

Les écolos, au lieu de jalouser le succès médiatique de l'alter ego de la fille à papa de Saint Cloud, doivent au contraire renouer avec l'intelligence qui les caractérisent, et dénoncer la duplicité de discours.

D'une part, Mélenchon n'est pas un homme du peuple. C'est un politicien pro (30 ans de carrière), qui a été ministre, sénateur et député européen. De plus, comme la fille à papa de Saint Cloud, il a hérité de son papa. Avoir un peu de sous de papa maman, ça aide, même si on est déjà à 6000 euros et quelques par mois grace à un parlement où on ne met jamais les pieds.

Les écolos doivent refuser ce cliché journalistique qui les lient à la gauche, car rien n'est plus faux. Comment pourraient-ils être associés à quelqu'un qui se réclame du communisme, idéologie qui a fait 100 millions de morts, en plus d'une catastrophe écologique ?